Tape les commandes sans regarder, puis Entrée : la vérification compare au caractère près (espaces multiples ignorés), donc une variante valide peut être refusée, ouvre alors la réponse. Pour les autres questions, réponds avant d’ouvrir : c’est l’effort de rappel qui fait retenir.
Rappel actif
Restitue de mémoire, sans support.
Cite les trois démons lancés par le service NFS et le rôle de chacun. Lequel a changé de nom sur Red Hat 6/7/8 ?
portmap: gère les requêtes RPC. Remplacé parrpcbindsur Red Hat 6/7/8.nfsd: lance les threads NFS pour les connexions clientes.mountd: gère les requêtes de montage des clients.
Donne les deux démons Samba avec leurs ports et leur rôle.
Démon Ports Rôle smbd139, 445 Partage de fichiers et d’impression, verrous, authentification nmbd137 Résolution nom / IP via NetBIOS Sans regarder : cinq paramètres de
vsftpd.confet ce qu’ils contrôlent.anonymous_enable(connexion anonyme),local_enable(comptes locaux),write_enable(création et modification),chroot_local_user(emprisonner les utilisateurs dans un répertoire),local_root(répertoire partagé). ValeursYES/NOpour la plupart.
Tape la commande
Écris la commande exacte, puis Entrée pour vérifier.
Après avoir modifié
/etc/exports, fais relire le fichier par le serveur NFS sans redémarrer le service.exportfs -aexportfsseul affiche les partages actifs, utile pour vérifier ensuite.Partage ponctuellement (sans toucher à
/etc/exports) le répertoire/srv/docspour le client192.168.1.20.exportfs 192.168.1.20:/srv/docsLe
@clientdu cours est un emplacement : on écrit l’adresse directement. Ce partage disparaît au redémarrage du service.Depuis un client, liste les partages exportés par le serveur NFS
192.168.1.10.showmount -e 192.168.1.10-eaffiche la liste d’exports du serveur.Monte le partage NFS
/srv/docsdu serveur192.168.1.10sur/mnt/docs.mount -t nfs 192.168.1.10:/srv/docs /mnt/docsLe serveur NFS semble ne servir personne. Affiche les statistiques d’activité NFS pour le confirmer.
nfsstatVérifie la syntaxe de
smb.confet affiche la configuration épurée.testparmAttention : la sortie omet les paramètres réglés à leur valeur par défaut. Ne pas en conclure qu’ils manquent.
Crée le mot de passe Samba du compte Linux existant
ali.smbpasswd -a aliLe compte doit déjà exister sous Linux.
-astocke la version MD4 du mot de passe à part (/etc/samba/smbpasswd).alipart en congé : bloque son accès Samba sans supprimer son compte.smbpasswd -d aliRetour :
smbpasswd -e ali. Suppression définitive :smbpasswd -x ali.Liste les partages du serveur SMB
192.168.1.10sans fournir de mot de passe.smbclient -L 192.168.1.10 -NOuvre une session interactive sur le partage
comptadu serveur192.168.1.10, en tant queali.smbclient //192.168.1.10/compta -U aliEnsuite
cd,get,putcomme en FTP.Monte le partage
comptadu serveur192.168.1.10sur/mnt/comptaen CIFS, avec l’utilisateurali.mount -t cifs //192.168.1.10/compta /mnt/compta -o username=aliCôté serveur Samba, affiche qui est connecté en ce moment.
smbstatusLance Pure-FTPd en n’autorisant que les connexions anonymes.
pure-ftpd --anonymousonlyIl faut un compte
ftpsur le serveur. Les anonymes travaillent dans/home/ftp.
Écris-le
Rédige la requête, la configuration ou le code, puis compare avec la réponse.
Écris
/etc/exportspour :/srv/publicen lecture seule pour tout le monde, et/srv/projetsen lecture-écriture synchrone pour le réseau192.168.1.0/24seulement./srv/public *(ro) /srv/projets 192.168.1.0/24(rw,sync)Pas d’espace entre le client et la parenthèse :
192.168.1.0/24 (rw)donneraitrwà tout le monde et les options par défaut au réseau. Puisexportfs -a.Écris la section
smb.confd’un partagecompta: répertoire/srv/compta, visible dans le voisinage réseau, modifiable, réservé au groupe Linuxcomptables.[compta] comment = Partage de la comptabilité path = /srv/compta browseable = yes writable = yes valid users = @comptables@désigne un groupe. Puistestparmpour valider. Chaque comptable a aussi besoin desmbpasswd -a.Écris les lignes de
vsftpd.confpour : pas d’anonymes, connexion avec les comptes locaux, écriture autorisée, utilisateurs emprisonnés dans leur répertoire.anonymous_enable=NO local_enable=YES write_enable=YES chroot_local_user=YESÉcris la section
[global]d’un Samba du groupe de travailESPRIT, commentaire « Serveur fichiers », qui exige un compte utilisateur et des mots de passe chiffrés, avec un journal dans/var/log/samba/log.%mlimité à 50 Ko.[global] workgroup = ESPRIT server string = Serveur fichiers security = user encrypt passwords = true log file = /var/log/samba/log.%m max log size = 50
Distingue
Deux notions proches : dis ce qui les sépare vraiment.
FTP actif et FTP passif : qui ouvre le canal de données, vers quel port ? Lequel passe le mieux derrière le pare-feu d’un client ?
Mode Canal de données Actif Le serveur l’ouvre, depuis son port 20, vers un port quelconque du client Passif Le client l’ouvre, vers un port dynamique du serveur Le contrôle passe toujours par le port 21 du serveur. Le passif passe mieux chez le client : un pare-feu ou un NAT bloque en général les connexions entrantes, donc la connexion du serveur en mode actif. En contrepartie, le pare-feu du serveur doit laisser passer sa plage de ports dynamiques.
Partage NFS ponctuel et permanent : comment déclare-t-on chacun, et que reste-t-il au redémarrage ?
- Ponctuel :
exportfs client:/chemin, en interactif. Perdu au redémarrage du service. - Permanent : une ligne dans
/etc/exports, lue à chaque démarrage du service ou parexportfs -a.
- Ponctuel :
root_squashetno_root_squash: que devient le root du client dans chaque cas ? Lequel est appliqué si on n’écrit rien ?root_squash(par défaut) : l’uid 0 du client est remplacé par un compte de service (nfsnobody,nobody…). Le root client n’a aucun pouvoir particulier.no_root_squash: le root client garde ses prérogatives sur le partage.
smbclientetmount -t cifsdonnent tous deux accès à un partage Windows. Quand utiliser l’un ou l’autre ?smbclientouvre une session interactive de type FTP (get,put) : utile pour tester un partage ou récupérer un fichier.mount -t cifsmonte le partage dans l’arborescence : tous les programmes y accèdent comme à un dossier local.
Explique pourquoi
Le mécanisme derrière la règle.
Pourquoi Samba ne peut-il pas simplement réutiliser les mots de passe de
/etc/shadow?Le client Windows présente un mot de passe haché en MD4, alors que Linux stocke un hash d’un autre algorithme. Un hash ne se convertit pas en un autre : le serveur doit stocker sa propre version MD4, créée par
smbpasswd -aau moment où l’on tape le mot de passe en clair.(Le cours dit « MD5 en général » pour Linux : les distributions actuelles utilisent plutôt SHA-512 ou yescrypt. L’argument ne change pas.)
Pourquoi NFS (dans sa version vue en cours) est-il dangereux sur un réseau où n’importe qui peut brancher une machine ?
Aucune identification : le client annonce un uid, et le serveur lui donne les droits de l’utilisateur qui a cet uid chez lui. Quiconque est root sur sa propre machine peut créer un compte avec l’uid de sa victime et lire ses fichiers.
root_squashne protège que l’uid 0. La seule barrière est la liste des clients autorisés dans/etc/exports.Pourquoi le cours déconseille-t-il l’accès FTP aux répertoires personnels avec les comptes Linux ?
FTP transmet tout en clair, mot de passe compris. Un attaquant qui écoute le réseau récupère l’identifiant et le mot de passe du compte Linux, valables aussi pour SSH ou la console, pas seulement pour FTP.
Pourquoi le client FTP en ligne de commande reste-t-il utile alors que FileZilla existe ?
Chaque opération se fait une à une (
open, authentification,ls,get…) : en cas de panne, on voit exactement quelle étape échoue. C’est un outil de diagnostic.
Cas pratique
Choisis et justifie avec les critères du cours.
Des postes Windows doivent accéder à
/srv/rhsur un serveur Linux, chaque employé RH avec son propre compte, et personne d’autre. Décris toute la mise en place.- Comptes Linux des employés, dans un groupe
rh. - Section
[rh]danssmb.conf:path = /srv/rh,writable = yes,valid users = @rh. Dans[global]:security = user,encrypt passwords = true. testparmpour valider.smbpasswd -a <compte>pour chaque employé (mot de passe MD4).- Droits Linux sur
/srv/rhcohérents avec le groupe : Samba ne peut pas donner plus que le système de fichiers. - Contrôle :
smbclient -L <serveur> -U <compte>, puissmbstatuscôté serveur.
- Comptes Linux des employés, dans un groupe
Un administrateur monte
/srv/backupen NFS depuis un serveur de sauvegarde, en root, et toutes ses écritures sont refusées. Pourquoi ? Quelles sont les deux solutions, et laquelle préférer ?root_squashest appliqué par défaut : le root du client devientnfsnobody, qui n’a pas le droit d’écrire dans/srv/backup.- Solution 1 :
no_root_squashsur cet export, limité à l’IP du serveur de sauvegarde. Simple, mais un root compromis de ce côté aura les pleins pouvoirs sur le partage. - Solution 2 (préférable) : faire tourner la sauvegarde avec un compte dédié non-root, avec le même uid des deux côtés, propriétaire du répertoire.
- Solution 1 :
Les clients FTP d’un hébergeur, derrière la box de leur maison, se connectent au serveur mais les
lsrestent bloqués. Diagnostic et correction ?Le canal de contrôle (port 21) fonctionne, mais le canal de données n’arrive pas : en mode actif, c’est le serveur qui se connecte au client, et le NAT ou le pare-feu de la box bloque cette connexion entrante.
Correction : passer le client en mode passif (c’est le client qui ouvre le canal de données), et ouvrir côté serveur la plage de ports dynamiques passifs.
Trouve l'erreur
Chaque affirmation contient au moins une faute.
« Dans
/etc/exportsj’ai écrit/srv/projets 192.168.1.0/24 (rw): seul mon réseau peut écrire. »L’espace avant la parenthèse sépare deux clients :
192.168.1.0/24reçoit les options par défaut (lecture seule), et(rw)sans client s’applique à tout le monde. Il faut192.168.1.0/24(rw), collé.« J’ai créé l’utilisateur Linux
saraavecuseraddetpasswd: elle peut maintenant se connecter au partage Samba. »Il manque
smbpasswd -a sara. Samba a besoin de la version MD4 de son mot de passe, quepasswdne crée pas.«
testparmn’affiche pas ma lignebrowseable = yes, donc Samba ne l’a pas prise en compte. »testparmomet les paramètres réglés à leur valeur par défaut.browseable = yesest la valeur par défaut : la ligne est bien lue, elle est juste redondante.« FTP en mode passif est plus sûr parce que le mot de passe y est chiffré. »
Le mode ne change que qui ouvre le canal de données. Actif ou passif, FTP transmet tout en clair, mot de passe compris.
Et si...
Prévois la conséquence.
Et si on exporte un répertoire avec
no_root_squashpour*?N’importe quelle machine du réseau peut monter le partage, et tout root d’une de ces machines a les pleins pouvoirs sur les fichiers : lire, écraser, changer les propriétaires, déposer un exécutable setuid root. C’est la pire combinaison possible.
Et si un client NFS a un utilisateur
ahmedd’uid 1001, alors que sur le serveur l’uid 1001 estsara?NFS ne compare que les uid, pas les noms :
ahmedobtient sur le partage tous les droits desara, et voit ses fichiers comme s’ils étaient à lui. D’où l’importance d’uid cohérents entre machines.