Réponds avant d’ouvrir la réponse : c’est l’effort de rappel qui fait retenir. Marque ensuite « Je savais » ou « À revoir », puis filtre sur « À revoir » pour la prochaine séance.
Rappel actif
Restitue de mémoire, sans support.
Donne le triptyque DIC : les trois services de base, chacun en une phrase de définition.
- Disponibilité : accessibilité des biens au moment voulu par les personnes autorisées.
- Intégrité : exactitude et complétude des biens ; une modification illégitime doit pouvoir être détectée et corrigée.
- Confidentialité : les biens ne sont accessibles qu’aux personnes autorisées.
La preuve (traçabilité) est l’objectif complémentaire du DIC (d’où DICP). Quelles trois propriétés englobe-t-elle ?
- Authentification : l’assurance de l’identité d’une personne ou d’un serveur dans le SI.
- Non-répudiation : une entité ne peut pas nier ses actions (l’expéditeur ne peut nier avoir envoyé, ni le destinataire avoir reçu).
- Horodatage : l’assurance de la date et de l’heure d’une action (envoi, réception, signature).
Cite les cinq étapes de la méthodologie de sécurité, dans l’ordre.
- Identifier la menace (qui/quoi, comment : vulnérabilités).
- Évaluer les risques et les vulnérabilités (probabilité, impact).
- Considérer les mesures de protection (efficacité, coût, difficulté d’usage).
- Mettre en place et opérer les mesures (installation, politiques, formation).
- Auditer, valider et suivre.
Boucle d’amélioration continue : l’étape 5 renvoie à l’étape 1.
Distingue
Deux notions proches : dis ce qui les sépare vraiment.
Vulnérabilité, menace, attaque : relie les trois en une phrase, puis dis ce qui doit être vrai pour qu’une attaque réussisse.
Une menace est une cause potentielle d’incident ; elle se concrétise en attaque, qui doit exploiter une vulnérabilité. Une attaque ne peut réussir que si le bien est affecté par une vulnérabilité : sans faille à exploiter, la menace reste potentielle.
Menace et risque : laquelle est une potentialité, lequel combine quelque chose en plus ?
La menace est une cause potentielle d’incident. Le risque combine la menace et les pertes qu’elle peut engendrer (potentialité d’exploitation d’une vulnérabilité plus son impact). Le risque sert à évaluer la probabilité d’un incident donné.
Mesures préventives, de détection, correctives : donne l’ordre dans le temps par rapport à l’incident, avec un exemple de chacune.
- Préventive (avant) : empêcher le problème. Exemple : pare-feu, politique de mots de passe.
- De détection (pendant) : repérer l’anomalie. Exemple : IDS, audit des journaux.
- Corrective (après) : remédier et éviter la répétition. Exemple : restauration de sauvegarde, correctif.
Sécurité par l’obscurité et sécurité par superposition : laquelle est un principe solide, laquelle une béquille ?
La superposition (défense en couches) est solide : percer une couche ne donne pas tout le SI. L’obscurité (limiter l’information sur le SI) ne fait que ralentir et ne doit jamais être la seule protection : un secret finit par fuiter, la couche qu’il protégeait ne doit pas être la seule.
Explique pourquoi
Le mécanisme derrière la règle.
Pourquoi la règle « interdiction par défaut » et le « moindre privilège » vont-ils de pair ?
« Interdiction par défaut » ferme tout ce qui n’est pas explicitement autorisé ; le « moindre privilège » n’ouvre ensuite que le strict nécessaire. L’une pose la base fermée, l’autre limite les ouvertures. Ensemble, elles réduisent au minimum la surface d’attaque : rien n’est accessible sans raison.
Pourquoi réduire le risque passe-t-il par trois leviers, et pas un seul ?
Le risque combine menace, vulnérabilité et impact. On agit sur les trois : réduire les menaces, réduire les vulnérabilités (correctifs, durcissement) et augmenter les capacités de protection. Supprimer toutes les menaces est impossible, d’où l’intérêt de jouer aussi sur la vulnérabilité et la protection.
Pourquoi le cours insiste-t-il que la sécurité « n’a pas pour objectif de faire de l’obstruction » ?
Une sécurité trop lourde pousse les utilisateurs à la contourner (mots de passe sur un post-it, services non déclarés), ce qui crée de nouvelles vulnérabilités. Elle doit soutenir la qualité de service attendue, d’où le principe de concertation : les contraintes doivent être acceptées par les utilisateurs.
Cas pratique
Choisis et justifie avec les critères du cours.
Un entrepôt de matériel n’est pas surveillé. Décris la chaîne vulnérabilité → menace → impact, puis propose une contre-mesure de chaque type (préventive, détection, corrective).
Vulnérabilité : entrepôt sans surveillance. Menace : vol d’équipement. Impact : pertes financières.
- Préventive : contrôle d’accès physique (badge, serrure).
- Détection : caméras, alarme.
- Corrective : inventaire et assurance pour remplacer, procédure revue pour éviter la répétition.
Les mots de passe d’une application transitent en clair sur le réseau. Associe à chaque colonne du tableau du cours : vulnérabilité, menace, impact, puis la contre-mesure DIC appropriée.
Vulnérabilité : transfert des mots de passe en clair. Menace : un attaquant qui écoute (hacker). Impact : vol d’information.
Contre-mesure : cryptographie (chiffrer le canal, TLS), ce qui protège la confidentialité et l’authentification.
Trouve l'erreur
Chaque affirmation contient au moins une faute.
« Nous n’avons aucune menace puisque notre serveur n’a aucune vulnérabilité connue. »
La menace existe indépendamment de la vulnérabilité : c’est une cause potentielle d’incident. Ce qui est vrai : sans vulnérabilité, une attaque concrétisant cette menace ne peut pas réussir. Mais une vulnérabilité inconnue (zero-day) peut exister, et le contexte change.
« La disponibilité, c’est s’assurer que personne d’autre ne lit les données. »
C’est la confidentialité. La disponibilité est l’accessibilité au moment voulu par les personnes autorisées.
« La non-répudiation sert à prouver qu’une donnée n’a pas été modifiée. »
Cela, c’est l’intégrité. La non-répudiation empêche une entité de nier ses actions (avoir envoyé ou reçu). Elle relève de la preuve, pas du DIC.
Classe
Range chaque élément et explique les cas limites.
Pour chaque incident, dis quel pilier DIC est touché : (a) un rançongiciel chiffre les fichiers et les rend illisibles ; (b) une base clients est copiée et publiée ; (c) un site e-commerce est injoignable pendant la promo ; (d) un virement voit son montant altéré en transit.
(a) Intégrité (données rendues illisibles, modifiées) et disponibilité ; (b) confidentialité ; (c) disponibilité ; (d) intégrité.
Classe ces vulnérabilités par type (matériel, logiciel, réseau, personnel, site, organisme) : réseau électrique instable ; formation sécurité insuffisante ; connexion au réseau public non protégée ; absence d’attribution des responsabilités sécurité ; tests de logiciel insuffisants ; absence de remplacement périodique du matériel.
Site ; personnel ; réseau ; organisme ; logiciel ; matériel.
Range chaque risque par gravité (vital, critique, sensible, non critique) : (a) une panne qui coûte un peu mais sans conséquence durable ; (b) une fuite qui peut faire couler l’entreprise ; (c) un incident gênant mais limité dans le temps ; (d) une atteinte durable aux performances économiques.
(a) non critique ; (b) vital ; (c) sensible ; (d) critique.
Et si...
Prévois la conséquence.
Et si on applique le principe du goulet d’étranglement à un réseau ?
Tout le trafic entrant et sortant passe par un point de sortie unique (une passerelle, un pare-feu), où l’on peut le contrôler et le journaliser. L’avantage : un seul endroit à surveiller et durcir. Le revers : ce point devient un point de défaillance unique et une cible, d’où l’intérêt de le combiner avec la défense en profondeur.