Tape les commandes sans regarder, puis Entrée : la vérification compare au caractère près (espaces multiples ignorés), donc une variante valide peut être refusée, ouvre alors la réponse. Pour les autres questions, réponds avant d’ouvrir : c’est l’effort de rappel qui fait retenir.
Rappel actif
Restitue de mémoire, sans support.
Un poste résout
www.esprit.tnpour la première fois. Raconte toutes les requêtes, en disant qui interroge qui, et laquelle est récursive.- Le poste envoie une requête récursive à son serveur cache : « donne-moi la réponse complète ».
- Le cache interroge un serveur racine, qui renvoie les serveurs du TLD
tn. - Le cache interroge le serveur de
tn, qui renvoie les serveurs deesprit.tn. - Le cache interroge le serveur de
esprit.tn, qui répond avec autorité : l’IP dewww. - Le cache renvoie l’IP au poste (et la garde le temps du TTL).
- Le poste contacte le serveur web en HTTP, port 80.
Les étapes 2 à 4 sont itératives : chaque serveur renvoie ce qu’il sait (un renvoi vers le niveau suivant), c’est le cache qui fait tout le travail.
Donne le rôle des neuf types d’enregistrements du cours : A, AAAA, CNAME, NS, SOA, MX, PTR, SRV, TXT.
Type Rôle A nom vers IPv4 AAAA nom vers IPv6 CNAME alias vers un autre nom NS serveur DNS du domaine SOA informations de la zone (numéro de série, serveur principal, mail de l’admin, durées) MX serveur mail du domaine, avec priorité PTR IP vers nom (résolution inverse) SRV emplacement d’un service (ldap, sip…) avec port TXT texte libre (vérification de domaine, anti-usurpation) Donne les quatre types de serveurs DNS du cours et ce qui définit chacun.
- Primaire (maître) : fait autorité, lit la zone dans son fichier de zone, seul endroit où on la modifie.
- Secondaire (esclave) : fait autorité aussi, mais copie la zone depuis le maître.
- Racine : 13 identités de serveurs, connaissent les serveurs de chaque TLD.
- Cache : ne fait autorité sur rien, garde les réponses le temps du TTL et répond aux clients.
Tape la commande
Écris la commande exacte, puis Entrée pour vérifier.
Interroge directement le serveur
192.168.1.102pour le nomwww.esprit1.com, avecdig.dig www.esprit1.com @192.168.1.102Sans
@,digutilise le résolveur configuré sur le poste, qui peut répondre depuis son cache.Demande avec
digle serveur de messagerie du domaineesprit1.com.dig esprit1.com MXOn demande le MX du domaine, pas d’un hôte.
Fais une résolution inverse de
192.168.1.100avecdig.dig -x 192.168.1.100digconstruit lui-même la question100.1.168.192.in-addr.arpa PTR.Avant de redémarrer Bind, vérifie la syntaxe de sa configuration.
sudo named-checkconfPour un fichier de zone :
named-checkzone esprit1.com /etc/bind/zones/esprit1.com.Lance une seconde instance de Bind avec la configuration
/etc/bind-slave/named.conf, sous l’utilisateurbind.named -c /etc/bind-slave/named.conf -u bindPendant le test de bascule, vide le cache DNS du client puis résous
www.esprit1.comavecnslookup, en une ligne.resolvectl flush-caches && nslookup www.esprit1.comSans vider le cache, le client répondrait avec une réponse mémorisée, et le test ne prouverait pas que le slave répond.
Écris-le
Rédige la requête, la configuration ou le code, puis compare avec la réponse.
Écris la déclaration de la zone
esprit1.comcôté master, fichier/etc/bind/zones/esprit1.com, avec le transfert autorisé uniquement vers le slave192.168.1.102. Dans quel fichier ?Dans
/etc/bind/named.conf.local:zone "esprit1.com" IN { type master; file "/etc/bind/zones/esprit1.com"; allow-transfer { 192.168.1.102; }; };Écris la déclaration de la même zone côté slave, qui copie depuis
192.168.1.100dans le fichieresprit1.com.slave.zone "esprit1.com" IN { type slave; masters { 192.168.1.100; }; file "esprit1.com.slave"; };Le fichier est écrit par le slave lui-même après le transfert : on ne le crée pas à la main.
Écris les enregistrements de zone pour : le site
wwwsur192.168.1.80, un aliasintranetverswww, et le serveur mailmail(192.168.1.25) déclaré pour le domaine avec une priorité 10.www IN A 192.168.1.80 intranet IN CNAME www mail IN A 192.168.1.25 @ IN MX 10 mailLe MX doit pointer vers un nom qui a un enregistrement A, pas vers une IP ni vers un CNAME.
Calcule
Pose le calcul et donne le résultat, puis Entrée pour vérifier.
Quel nom faut-il interroger (type PTR) pour la résolution inverse de
192.168.1.10?10.1.168.192.in-addr.arpa.: les octets sont inversés, pour que le plus général (192) soit à droite, comme dans un nom DNS.Quel est le nom de la zone inverse qui couvre tout le réseau
192.168.1.0/24?1.168.192.in-addr.arpa: les trois octets du réseau, inversés. Chaque hôte y est un PTR nommé par son dernier octet.
Distingue
Deux notions proches : dis ce qui les sépare vraiment.
Domaine et zone :
esprit.tnest-il un domaine, une zone, ou les deux ? Que se passe-t-il si le départementinfo.esprit.tnest géré par une autre équipe ?Le domaine
esprit.tnest toute la sous-arborescence sous ce nœud. La zone est la partie qu’un administrateur gère, décrite dans un fichier de zone.Si
info.esprit.tnest délégué à une autre équipe (NS dans la zoneesprit.tn), il fait toujours partie du domaineesprit.tn, mais plus de sa zone : il a sa propre zone.Mode récursif et mode itératif : qui fait le travail dans chaque cas ?
- Récursif : le serveur interrogé fait toutes les requêtes nécessaires et renvoie la réponse complète (le serveur cache, pour le poste client).
- Itératif : le serveur répond avec ce qu’il sait localement : la réponse, ou un renvoi vers un autre serveur. C’est le demandeur qui continue (le cache face aux serveurs racine, TLD, autoritaires).
CNAME et A :
wwwetintranetpointent vers la même machine. Pourquoi faire deintranetun CNAME plutôt qu’un second A ?Avec un CNAME, l’IP n’est écrite qu’une fois (sur
www). Si la machine change d’adresse, on modifie un seul enregistrement. Avec deux A, il faut penser à modifier les deux.Serveur cache et serveur faisant autorité : lequel peut renvoyer une réponse périmée, et pourquoi ?
Le cache : il garde une réponse le temps de son TTL. Si l’enregistrement change sur le serveur autoritaire pendant ce temps, le cache continue de servir l’ancienne valeur jusqu’à expiration. Le serveur autoritaire, lui, lit sa zone.
Explique pourquoi
Le mécanisme derrière la règle.
Pourquoi un slave se base-t-il sur le numéro de série du SOA ? Que se passe-t-il si l’administrateur modifie la zone sur le master sans l’incrémenter ?
Le slave compare le numéro de série du master au sien : plus grand, il redemande un transfert, sinon il considère qu’il est à jour.
Sans incrément, le slave ne voit pas le changement et continue de servir l’ancienne zone. Master et slave répondent différemment selon le serveur interrogé.
Pourquoi limiter
allow-transferà l’IP du slave au lieu de l’autoriser à tous ?Un transfert AXFR livre toute la zone : tous les noms et toutes les IP internes (serveurs, postes, services). C’est une carte du réseau offerte à un attaquant. Seuls les secondaires légitimes doivent pouvoir la demander.
Pourquoi dit-on que le DNS n’est pas bijectif ? Donne un exemple dans chaque sens.
- Un nom, plusieurs IP :
www.esprit.tnrenvoie plusieurs adresses (répartition de charge, haute disponibilité). - Plusieurs noms, une IP :
www,mail,ftp.esprit.tnpointent vers la même machine.
Conséquence : la résolution inverse d’une IP ne redonne pas forcément le nom qu’on a demandé.
- Un nom, plusieurs IP :
Pourquoi les octets sont-ils inversés dans
in-addr.arpa?Un nom DNS se lit du plus précis (à gauche) au plus général (à droite). Une IP, c’est l’inverse : le réseau (192) est à gauche. En inversant, le réseau devient la partie générale, à droite : chaque organisation peut alors recevoir la délégation de sa plage (
1.168.192.in-addr.arpa), comme un domaine.
Cas pratique
Choisis et justifie avec les critères du cours.
Pendant le test de bascule, le master est arrêté et
nslookup www.esprit1.coméchoue sur le client. Trois causes possibles ?- Le slave n’a jamais reçu la zone (pas d’AXFR avant la panne :
allow-transferabsent ou mauvais, fichier.slavevide). Vérifierls -l /var/cache/bind-slave/. - Le client n’interroge que le master : le slave n’est pas dans sa configuration de résolveur.
- La seconde instance n’écoute pas sur la bonne IP (
listen-on) ou n’est pas démarrée. Vérifierdig www.esprit1.com @192.168.1.102.
- Le slave n’a jamais reçu la zone (pas d’AXFR avant la panne :
Tu changes l’IP de
www.esprit.tnà 10 h. À 10 h 30, certains utilisateurs arrivent encore sur l’ancienne. Le TTL de l’enregistrement est de 86400. Explication, et comment aurais-tu dû préparer le changement ?86400 s = 24 heures : les caches qui ont résolu
wwwavant 10 h gardent l’ancienne IP jusqu’à 24 h. Ce n’est pas une panne, c’est le cache.Préparation : baisser le TTL (par exemple à 300 s) au moins 24 h avant le changement, changer l’IP, puis remonter le TTL.
Trouve l'erreur
Chaque affirmation contient au moins une faute.
« J’ai modifié la zone sur le slave pour corriger une IP, c’est plus rapide. »
Le slave sert la zone en lecture seule : c’est une copie. Au prochain transfert depuis le master, la correction est écrasée. On modifie toujours le master (et on incrémente le numéro de série du SOA).
« Il n’existe que 13 serveurs racine dans le monde, donc 13 machines. »
Il y a 13 identités (a à m.root-servers.net), mais chacune est servie par des centaines d’instances réparties dans le monde grâce à l’anycast. Plus de 1500 machines au total.
@ IN MX 10 192.168.1.25Un MX pointe vers un nom d’hôte, pas une IP :
@ IN MX 10 mail, avecmail IN A 192.168.1.25.
Et si...
Prévois la conséquence.
Et si le master reste en panne pendant des semaines ? Le slave répond-il indéfiniment ?
Non. Le slave sert sa copie, mais si le master ne répond plus pendant la durée expire du SOA, le slave considère sa zone comme périmée et cesse d’y répondre avec autorité. La redondance couvre une panne, pas un abandon du master.
Et si on supprime le
.final d’un nom dans un fichier de zone, par exemplemail.esprit1.comau lieu demail.esprit1.com.?Sans point final, le nom est relatif : Bind y ajoute l’origine de la zone. Il devient
mail.esprit1.com.esprit1.com., qui n’existe pas. D’où l’importance du FQDN avec son point final.